Paranoia et Fanatisme

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Quand on décide de construire un maison pour ses descendants, on prend en considération dans la mesure du possible les données disponibles, on construit donc en ayant à l’esprit ces éléments, les informations sur chaque chose dont on a la connaissance. Car si on pense et on dit que notre ouvrage sera balayé par la première bourasque ou le premier orage qui survient, on ferme le chantier illico ! La paranoia et le fanatisme nous envahit et les difficultés et des risques ,imaginaires ou réels, peuvent nous empêcher d’agir.
Oui c’est un fait les 2 millions de militants d’un « parti » dont a parlé Ghozali tout récemment sont fortement mobilisés à chaque fois qu’un mouvement d’humeur surgit. Mais quand on veut poser les jalons d’une 2eme République, on ne se fixe pas sur un point de détail ou un autre, on se met d’accord sur les bases communes, admises et acceptées par la majorité du peuple lequel souhaite un projet moderne d’avenir pour le pays et qui s’imbrique dans le systéme mondial avec cependant ses principes propres. Le DRS , Mehri … il n’ y a pas que ça dont il faut s’occuper et remettre en place , il y a aussi d’autres dont des Islamistes qui ont été à l’origine de réactions violentes et inhumaines.
Baril a écrit en effet sur Mehri,sur Chadli et leurs relations avec mitterand son chateau parisien entre autres et ses milliards ne tombent pas du ciel, tout comme beaucoup d’autres vivants ou morts… la liste est riche figurez vous. On peut citer aussi « Youssef Djamil Abdelatif , richissime financier saoudien actionnaire de sony qui offrit un million de dollars à AS l’un des trésoriers du FIS », (vérité interdite BL, par B jc et g D), il y a aussi un civil algérien multimilliadaire dont on dit qu’il refuse d’être pris en photo pour ne pas apparaitre tout en étant encore actif sous l’aile protectrice mais aussi avec la complicité de ce même DRS , il y a et il y a helas . Et puis de toute manière il suffit de regarder autour de soi de lire la presse (même la notre qui est muselée on est tous ok) pour connaitre d’invraisemblables situations des gens au pouvoir ou qui font parti de ce parti croupion de 2 millions d’individus consentants et actifs pour couvrir les gros gibiers au motif qu’ils ont eux aussi quelques tares à cacher.Je ferme la parenthèse.
Nous sommes dans la situation où il est difficile comme aurait dit Boudiaf de trouver 10 Algériens intégres.Faisons avec et changeons les choses par la base, le citoyen, ils sont plusieurs millions et il y en a beaucoup parmi eux qui sont attachés à la justice, à la morale , nos campagnes et nos villes regorgent de ceux la, mais ils sont silencieux car pudiques et sérieux. On ne leur donne pas la parole bien au courant.
Les Puissances étrangères, elles sont responsables de beaucoup de situations nefastes à l’homme d’une manière générale ils sont vomis pas beaucoup, force cependant est de constaté qu’en Algérie il n’y a jamais eu de manifestations pour les dénoncer; à part quelques sautes d’humeurs de queques journalistes « téléguidés » pour la plupart. Je me souviens par exemple de reportage de Belhouchet sur el Moudjahid et ses envolées sur l’impérialisme et l’exploitation du petrole du monde Arabe par les compagnies scelerates. Il y a des « diables » sans doute , ils ne sont pas devenus saint c’est sur. Il y a surtout des dirigeants qui se préoccupent de l’avenir de leur pays et de leur peuple. Ils ne veulent pas rester sans chauffage, sans vehicule, sans l’abondance alimentaire, et ils ne veulent pas reculer, ils veulent toujours demeurer en pointe de la technologie notamment. S’ils occupent des territoires, s’ils tentent de modifier les territoires, s’ils occupent des terrains riches et stratégiques c’est parcequ’ils ont en face des non patriotes des laches et des « rois féneants » qui pour plaire lachent du leste et donne leurs biens en gage pour demeurer fréquentables.Ils ont tout dans un plateau d’argent et ça continue. Si vous voulez des exemples il y a des centaines en Algérie : je cite certains. La Sonatrach a été créée en 1962 , mais en 2012, elle compte toujours sur ANADERKO, TOTAL, ELF, BD, SAIPEN,INI,REPGAZ etc… pour exploiter le territoire et l’Etat l’y oblige à offir une grande partie de petrole en contrepartie avec un tas et un tas de faveurs liés à la gestion du personnel et j’en passe. Dans les grandes ville depuis 1962 nous formons des cadre , en Algérie et dans le monde. On a l’habitude de dire que nos cadres sont formés dans les mêmes écoles que les étrangers, mais pourquoi alors on leur confie pas la gestion et on préfére ramener des compagnies étrangeres moyennant des faveurs et des bénéfices exceptionnellement pour gérer la distribution de l’eau, le metro , les aéroports, les grands hotels etc…sans oublier le téléphone. De 2 choses l’une ou nos cadres ne sont pas qualifiés il faut les former encore ou bien il faut leur faire conscience en leur confiant la gestion. …
Mais aussi comment voulez vous qu’ils puissent défendre le pays quand eux confient leurs trésors à ces mêmes pays. Avec tout ce que je sais sur eux, sur leurs agissements et celles de leurs proches et amis il m’est très difficile de croire à la sincérité des dirigeants et encore moins de signer un chèque à blanc à quiconque sans que je sache quelle sa philosophie de la vie et je ferme la parenthèse.
En ces temps actuels , pour élever la voix et s’imposer et être écouté , il faut un être irréprochable personnellement, diriger un pays fort économiquement et avoir des idées et les appliquer.
Nous avons de nombreux exemples dans le monde. Ils gèrent leur pays admirablement bien, ils ont de ce fait la faculté de dire aux autres ce qu’il y a de mieux à faire ils s’imposent par leur travail et le meilleur exemple est l’Allemagne en Europe.
Il faut arriver à un concensus national, pour éladorer notre loi fondamentale, puis à nettoyer nos différents codes, puis imaginer un systéme judiciaire efficace et juste, etc…
Mais de toute manière on le sait tous, chaque Algérien est un livre ouvert, nous devons trouver le fil conducteur qui ferait que toutes les idées se completent au lieu de s’annuler.
Ce qui est contre productif c’est de refuser d’emblée un homme ou un groupe d’hommes et de faire comme Assad, c’est lui ou personne!
Je ne connais pas M. Yala, son appel en tout cas est grandiose comme l’ont été d’autres avant lui, souhaitons qu’il ne reste pas au stade d’idée mais qu’il entame la phase délicate de rassemblement des compétences nationales et être un trait d’union de militants patriotes.
Je suis en tout cas frappé par une chose que je me permets de dire ici et maintenant. Pourquoi les défenseurs des droits de l’homme, les militants des différents partis, les intellectuels, les militants, pourquoi toute cette force ne se manifeste pas. Pourquoi ne se prononce t elle pas, et pourquoi elle ne tente pas d’améliorer éventuellement et d’enrichir cet appel qui ferait qu’on avance dans la direction que tout le monde ensemble aura choisie.
Nul n’est indispensable c’est sur, mais si on se met au travail pour être d’accord et pour avancer c’est mieux que de se taire et de rester chacun dans son coin. C’est vrai que l’histoire que notre pays a fait que chaque fois on est allé chercher chez lui le « chef » et on le proclame. Est ce à dire que 50 ans n’ont pas suffit pour qu’il faille agir autrement. Se proposer pour diriger un changement c’est nouveau c’est vrai , mais pourquoi pas, ça nous changera des formatages à la sauce habituelle.
Bien à tous.
Mohand1

L’appel du général Yala » Nous sommes à la veille d’une explosion sociale majeure »

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«Seigneur ! Donne-nous Ta part de miséricorde et Assure-nous la droiture dans tout ce qui nous concerne.»
(Coran, chapitre 18, verset 10)
L’Algérie, notre maison, est divisée par 132 années de colonisation et 50 années de désillusions, de médiocrité, d’usurpation, de falsifications, d’abus de toutes sortes et de corruption, hélas devenue systémique ces dernières années. Ces divisions créées et entretenues entre les Algériens depuis bientôt deux siècles mettent l’Algérie en danger d’éclatement.
L’Algérie a mal, la majorité des Algériens souffrent au quotidien. Ils ont pour la plupart perdu tout espoir en l’avenir, pour ne pas dire qu’on leur a ôté et confisqué l’espoir. Pour preuve, s’il en fallait, la grave désertion, sans cesse croissante, de tous les rendez-vous électoraux.
Les échecs sont nombreux dans tous les domaines. Pour tous les Algériens authentiques qui n’ont pas de pays de rechange, la misère populaire qui n’a cessé de s’étendre constitue, à terme, un danger. Certains sont convaincus à juste titre que nous sommes à la veille d’une explosion sociale majeure. L’élément déclencheur peut intervenir à tout moment tant l’histoire s’accélère dans notre région. Il est certain que le schéma directeur imposé par la globalisation et les convoitises internationales empiète sur une bonne partie de notre territoire. Ce trésor national qui pourrait devenir sinon «un patrimoine commun de l’humanité» exploité en conséquence par les puissants du monde et de la mondialisation, du moins une zone où l’exercice de notre souveraineté serait limité, un peu à l’instar de ce qui se passe aujourd’hui au Moyen-Orient autour des grandes réserves de pétrole.
La justice va mal. Le nouveau ministre de la Justice en a lui-même tracé un tableau sombre. Ses sanglots publics peuvent être interprétés comme un signe d’impuissance tant l’environnement général est délétère. L’économie va mal, tant elle est basée sur la rente. Les exportations d’hydrocarbures couvrent 98% des entrées en devises ; malgré les efforts déclarés de sortir de la spirale de la dépendance. Les activités stratégiques, souvent mises sur pied au prix de grands sacrifices dans les premières années d’indépendance, ont purement et simplement été bradées. Le recours à l’importation anarchique est devenu la règle. L’Algérie importe même des ouvriers, alors que comme chacun sait, une grande partie de sa jeunesse est au chômage, sans ressources, frustrée, désespérée.
Décriées par les spécialistes à tous les niveaux, l’école, l’université, la formation professionnelle ont failli. Elles n’ont préparé la jeunesse ni au monde du savoir, ni au monde du travail, ni à l’excellence. Des dizaines de milliers d’exclus du système scolaire se retrouvent livrés à eux-mêmes, des dizaines de milliers de diplômés de l’université ne parviennent pas à trouver d’emploi. Et c’est dans ces masses de jeunes sans horizon que la mal-vie et la délinquance s’enracinent, pour donner naissance à ce que l’Algérie n’avait pas connu auparavant, même aux pires heures, c’est-à-dire les harraga, les immolés et, pire encore, les suicides d’écoliers. Tout cela sous le regard d’un pouvoir méprisant, voire complice.
Notre système de santé publique est très malade. Est-il superflu d’énumérer les désagréments subis au quotidien par les malades, qui vivent les affres d’un système de santé érigé en médiocrité absolue de manière inquiétante ces dernières années ? Pourtant, des budgets record ont bien été consentis, mais leur gestion et leur utilisation ont été faites de manière plus que chaotique.
A ce sombre constat il faut ajouter la réalité désastreuse de disparités régionales persistantes, de difficultés d’accès aux hôpitaux et, plus grave encore, la perte de confiance des populations dans notre santé publique. Tel est le cas de tous les autres secteurs de la vie politique, économique et sociale du pays. Est-ce là, paradoxe, la réussite dans l’accomplissement d’un cahier des charges savamment établi et machiavéliquement exécuté, au détriment, bien entendu, du peuple algérien ?
Il est par conséquent vital et urgent, avec les efforts de chacun et l’aide de Dieu, de changer le sort de l’Algérie, pour sa sauvegarde, son salut, sa mue en un pays fort. Avant que les nouvelles cartes du monde ne se dessinent au profit des puissants et, corollaire logique, à nos dépens. Nous devons et nous pouvons le faire !
Pour ce faire, il faut opérer un changement radical car :
- Notre pays a besoin de sortir de cette fatalité d’échecs successifs qui met en danger jusqu’à son existence.
- Notre pays a besoin d’un Etat fort, capable d’assurer la sécurité et l’ordre.
- Notre peuple a droit à la justice, à la paix, à la dignité et à l’espoir de vivre et travailler dans un pays qui se développe.
- Notre peuple a besoin d’un pays qui avance au lieu de reculer et occupe les dernières places dans tous les classements mondiaux. Il a droit à la prospérité, à l’Etat de droit, à la démocratie.
Comme il faut instaurer un Etat de citoyenneté parce que :
- La citoyenneté est le système qui permet de rassembler le peuple.
- La citoyenneté est le système qui permet de faire barrage aux excès des idéologies et d’éviter les conflits politiques.
- La citoyenneté est un lien juridique avec une parfaite égalité des droits et des devoirs.
- La citoyenneté impose le respect de la dignité de chacun quel que soit son niveau social, le respect des espaces publics, le respect de l’exercice effectif de la liberté d’opinion et du patrimoine commun, tel l’emblème national.
- La citoyenneté impose le civisme, c’est-à-dire le respect des lois et des règles dans le respect de la liberté et des droits des personnes, et renforce la solidarité.
Notre concept de citoyenneté est une véritable révolution pour une Algérie forte. Une Algérie qui ne vivra plus jamais toutes les tragédies subies par elle jusque-là, la tragédie du sang des années 1990, ainsi que celle de la corruption qui s’en est suivie et qui n’est pas des moindres.
Dans les écoles de stratégie et de guerre d’intelligence, on enseigne bien que l’introduction et la généralisation de la corruption dans le pays adverse est la meilleure arme pour le détruire de l’intérieur. Notre concept de citoyenneté est le passage obligé pour une Algérie estimée et respectée par nos partenaires. Une Algérie modèle pour les pays frères et voisins qui, à plus long terme, suscitera à l’échelle régionale de larges mouvements d’adhésion, d’union et de construction. Ce concept est porteur de très grandes ambitions.
C’est pour toutes ces raisons que je vous parle de changement radical. Oui, ce changement exige beaucoup d’efforts. Oui, ce changement exige la contribution de toutes les élites patriotiques du pays. Elites qui existent à tous les niveaux, dans tous les secteurs d’activité, en Algérie et à l’étranger. Oui, ce changement exige l’excellence, la détermination, la ténacité et surtout de l’action !
Oui, par ce changement radical et en instaurant un Etat de citoyenneté nous bâtirons ensemble une Algérie forte. Ensemble réhabilitons le Travail.
Voyons grand, mettons tout en œuvre pour réaliser cette nouvelle Algérie.
Ce n’est pas par des paroles que l’on peut répondre aux besoins de notre peuple. Nous les satisferons en agissant avec audace et détermination tout en veillant à toujours donner l’exemple.
Quelle que soit notre opinion du passé, quand il s’agit de l’avenir de notre pays, de sa puissance et de sa prospérité, nous ne devons pas en être prisonniers. Une fois les conditions réunies, nous mettrons en place nos solutions. Car c’est là que résident les enjeux et les urgences du moment.
La première tâche consiste à concevoir un projet de «pacte national de citoyenneté», nourri et enrichi par un débat populaire incontournable qui implique toutes les composantes de notre société pour être soumis ensuite à référendum. Ce texte rassembleur, premier acte fondateur de la IIe République, principal instrument de la citoyenneté, arrêtera les valeurs pérennes, les grands principes de l’identité nationale plurielle, les fondamentaux de gouvernance et fixera le «standard social minimum garanti» de citoyenneté.
Dans notre IIe République, nous prônons un islam authentique, puisant sa lumière dans le Livre sacré et le Hadith, un islam de l’«ijtihad», de la tolérance, de l’effort, de la solidarité et de l’excellence.
La seconde tâche verra l’installation d’une Constituante en charge de l’élaboration d’une nouvelle onstitution qui sera promulguée après referendum. Cette Constitution consacrera, enfin, la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, et réorganisera les différents mécanismes de fonctionnement.
Remarquons que les pays les plus puissants, les plus dynamiques et les plus prospères sont ceux qui voient périodiquement renouveler leurs dirigeants dans la tranche d’âge située entre 40 et 60 ans. Aussi, cette nouvelle Constitution algérienne consacrera l’alternance à tous les niveaux.
Le jeu étant ouvert, des générations entières cesseront d’être étouffées, la fuite des cerveaux sera définitivement endiguée, des élites responsables et patriotes se dégageront et prendront en main notre destinée. Progressivement, à tous les niveaux et sans exclusive. Je dis bien à tous les niveaux et sans exclusive !
Cette Constitution de la IIe République ne consacrera pas seulement l’alternance, mais tout autant la réalité de contre-pouvoirs indépendants composés d’une presse libre et de partis politiques responsables. Sachant que tout ordre qui élève un groupe d’individus au détriment d’un autre est inévitablement voué à l’échec, cette Constitution précisera les mécanismes de veille et d’évaluation, pour ne plus jamais laisser un groupe accaparer tous les leviers du pouvoir et de la souveraineté.
Cette Constitution organisera des instruments de veille centrés sur les préoccupations du peuple et le sondage de son opinion pour une gouvernance plus réactive, fondée sur l’équité. C’est à ce prix qu’un Etat est véritablement fort.
Parce que la citoyenneté fixe comme principe fondamental une parfaite égalité des droits et des devoirs. Cette Constitution traitera de l’immunité des plus hauts responsables de l’Etat en la limitant aux seuls cas qui ne transgressent pas le principe fondamental de citoyenneté cité plus haut. En clair, il est exclu qu’un responsable soit absous pour des actes relevant de la trahison, du crime économique, de l’atteinte aux deniers publics et de délits de droit commun.
Notre changement radical, c’est avant tout une justice socle de la citoyenneté, qui place au plus haut niveau la dignité de la citoyenne et du citoyen.
Notre changement radical, c’est avant tout une justice qui engage une lutte sans merci contre la corruption et tous les autres fléaux qui ont largement pris racine dans notre société. Dieu merci, l’Algérie possède d’éminents juristes, intègres, à même de concevoir et de mettre en place ce dispositif.
Notre changement radical s’applique au système de formation où l’éducation nationale, la formation professionnelle et la formation universitaire émanent d’un concept stratégique intégré et d’un schéma global, avec des passerelles à tous les niveaux. Un changement radical qui place au centre le corps enseignant en veillant à ce qu’il soit respecté, protégé et valorisé.
Dans notre Etat de citoyenneté, l’enfant est pris en charge depuis sa naissance. Ses besoins essentiels sont sécurisés et ses besoins scolaires assurés. A cet effet, tous ont une chance égale d’accès à l’école, à la performance et même à l’excellence pour les plus doués. Les plus doués aux parents de revenus insuffisants profiteront d’une intervention de l’Etat sur tous les plans. Dans une première phase, des structures scolaires des niveaux moyen et secondaire seront progressivement mises en place pour la prise en charge complète des meilleurs élèves et ce, au niveau de chaque wilaya.
Notre pays ne doit plus faire l’économie d’un système de formation performant qui prépare les jeunes à exercer leur métier avec compétence et qui permet de produire le savoir-faire et l’élite de demain sans lesquels rien de positif ne peut se faire. Cet investissement capital est certainement le meilleur garant de l’élimination des fractures sociales, de la mal-vie et de l’ensemble des frustrations présentes aujourd’hui chez les jeunes, qui l’expriment par tant de violence et de haine. C’est aussi un investissement capital, parce que c’est un facteur de cohésion. Cohésion qui manque dangereusement à notre pays parce que le «pouvoir» ne fait pas confiance à ses jeunes. Enfin, un «Etat» qui n’a pas confiance en ses jeunes est un «Etat» qui n’offre aucun projet d’avenir pour la jeunesse et qui, de ce fait, hypothèque le devenir de notre pays.
Notre changement radical s’applique aussi à la gestion des deniers publics, parce que les Algériens sont tous copropriétaires des ressources naturelles de notre sous-sol. Les Algériens doivent savoir qu’ils sont tous copropriétaires des ressources naturelles de leur sous-sol. Les Algériens doivent se comporter en copropriétaires de l’Algérie.
Dans notre Etat de citoyenneté, les finances publiques seront gérées avec transparence et rigueur. Et pour que cette rigueur ne soit pas facteur de blocages, souvent préjudiciables aux délais de réalisation, nous favoriserons le contrôle a posteriori.
Dans notre Etat de citoyenneté, en plus de la compétence avérée, l’exemplarité et la responsabilité sont des impératifs pour le choix des hommes aux postes de décision et de gestion des deniers publics.
Nous serons impitoyables à l’égard de la corruption : tout responsable, impliqué dans un scandale sera immédiatement démis de ses fonctions et déféré par devant la Justice, quelle que soit sa fonction ou son rang.
En clair, dans notre Etat de citoyenneté, jamais plus ne sera payé sur fonds publics un produit 2 à 3 fois plus que son coût réel. Au titre de l’illustration non exhaustive, je vous invite à consulter à ce propos les expertises sérieuses, et elles existent, sur le surcoût faramineux et scandaleux du kilomètre d’autoroute du projet Est-Ouest.
Notre changement radical, qui s’applique bien évidement à l’économie, mettra immédiatement fin à l’immobilisme et remplacera l’économie de la rente par la création de richesses. Notre pays est appelé à vite devenir un leader régional et à compter parmi les leaders mondiaux dans certains secteurs. L’Algérie, et elle en a les moyens, les compétences, les capacités et le potentiel, doit rejoindre rapidement le club des pays émergents à partir d’un plan d’aménagement du territoire intégré exhaustif et cohérent, et à partir d’un plan de développement aux objectifs ambitieux.
Notre stratégie s’appuie sur la création de mégaprojets agricoles et industriels implantés dans les vastes étendues du sud autour des ressources locales, avec pour perspective à long terme la création de noyaux de développement inspirés de modèles performants existants actuellement sous les mêmes latitudes.
Le Sahara vert est une réalité révolutionnaire de la IIe République !
Notre changement radical place à un niveau élevé de préoccupation un des pans essentiels de la vie du citoyen, en l’occurrence sa santé. Il corrige les disparités régionales induites par l’étendue du territoire national, 10e au monde. Et la qualité des prestations hospitalières doit être identique selon que l’on se trouve dans une contrée ou une autre de l’Algérie. Enfin, seront supprimés graduellement et définitivement les passe-droits scandaleux des prises en charges de complaisance pour des soins à l’étranger.
Notre changement radical s’applique aux rapports que nous avons avec nos compatriotes résidant à l’étranger, dont le nombre dépasse largement les 6 millions et qui activent dans des environnements modernes et productifs, au sein d’entreprises innovantes ou d’universités de premier plan. Dois-je souligner que c’est ce type de ressources qui a permis à des pays tels que la Corée du Sud, par exemple, de faire un véritable bond en avant dans la maîtrise des nouvelles technologies et de passer en une quarantaine d’années du statut de pays sous-développé au statut de pays émergent.
A ce propos, comment ne pas évoquer ici, ce qu’à ce jour, aucun autre pays n’a fait. Je veux parler de l’héroïsme et de l’audace de notre émigration qui, lors de notre lutte de Libération, a réussi l’ouverture d’un second front pour porter le conflit armé sur le sol même du colonisateur et a assuré, grâce à son organisation pointue et rigoureuse, l’essentiel du financement de notre guerre de Libération.
Voilà pourquoi l’implication effective de tous nos compatriotes résidant à l’étranger, immense capital national, est un facteur déterminant de la réussite rapide de ce nouveau combat vital qu’est le développement du pays.
Notre changement radical s’applique à la réorganisation des structures de l’Etat, dans le sens de l’octroi d’une plus grande souveraineté au peuple. La finalité est d’ériger l’APC en véritable animateur du développement local et partenaire du déploiement du plan d’aménagement du territoire.
Enfin, notre changement radical, porteur de perspectives fortes, installe le citoyen algérien au centre de la sécurité nationale et de la politique de défense de l’Algérie, par une rupture irréversible en faveur d’une armée nationale professionnelle, fondée sur la citoyenneté et le mérite, génératrice de capacités de mise en œuvre à l’intérieur et de projections partout où nos intérêts l’exigent.
La défense nationale, consciente de la nécessité de favoriser le brassage de notre jeunesse, de former et de disposer de ressources patriotes, mobilisables en cas de nécessité, instaure le service militaire citoyen totalement révisé, intensif, pour une période beaucoup plus courte n’excédant en aucun cas 5 mois.
A l’instar des pays développés, par une restructuration des profils de formation et de carrière, l’armée nationale, véritable école de patriotisme, constituera ce gisement d’excellence, important fournisseur de cadres qui seront reversés à des fonctions civiles dans de nombreux domaines du secteur public.
Aujourd’hui, je tiens à vous exposer les grands axes stratégiques de notre programme d’édification de la citoyenneté fondatrice de la IIe République algérienne. Aujourd’hui, je tiens aussi à affirmer que la mise en œuvre de la IIe République garantit d’abord et avant tout la prise en charge des menaces extérieures et intérieures qui pèsent sur le pays et vont jusqu’à compromettre son existence. D’où l’urgence d’une réaction nationale.
Le scénario déclenché en Somalie qui a réussi la partition du Soudan, mais qui, grâce au peuple libyen, a échoué en Libye, a installé au Mali (donc à nos frontières) une véritable bombe à retardement qui menace l’ensemble du Grand-Sud algérien. Et j’entends déjà des voix séparatistes s’élever de l’intérieur du pays. Pour avoir vu le niveau élevé de mécontentement et l’intensification de la culture émeutière partout en Algérie. Pour avoir constaté que l’intelligence satanique tente encore une fois la perpétuation de son système qui a délibérément confisqué les richesses du pays et a froidement réussi la déliquescence de l’Etat, le délitement des fondements de l’unité nationale, la destruction de l’espoir et du rêve algérien et, pire que tout, la mise à mort du patriotisme algérien.
J’ai la certitude que les éléments déclencheurs du chaos sont malheureusement réunis aujourd’hui. J’appelle les Algériennes et les
Algériens, véritables remparts patriotiques, à une adhésion participative. Mobilisons-nous. Occupons le terrain politique. Ne ratons pas ce rendez-vous avec l’histoire. Sauvons le patriotisme. Sauvons l’Algérie ! Je suis prêt à incarner un large mouvement de citoyenneté et m’engage, avec fermeté, à prendre toute initiative qui garantisse la réussite dans les plus brefs délais de cette rupture inéluctable.
Pour un changement radical, que je souhaite pacifique, seule alternative qui puisse épargner à notre Algérie le chaos déjà programmé.
«Je ne veux que la réforme, autant que je le puisse et réussir ne tient pour moi qu’à Dieu, et je m’en remets à Lui et vers Lui je retourne.»
(Coran, chapitre 11, verset 88)
Alger, le 17 octobre 2012Mohand-Tahar Yala.
Ancien commandant des Forces navales. http://www.facebook.com/Algerie-Forte

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Crimes of war thus found an ideal breeding ground in the way in which the enemies of French troops were labeled: “outlaws,” “rebels,” or simply “suspects”.

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If one believed the official French terminology, since Algeria was a French territory, the activities of the French army in Algeria from 1954 to 1962 were operations carried out “to maintain order.” Conversely, to admit the reality of the war would have entailed granting the Algerian nationalists the status of belligerents, which was out of the question. In the face of the many difficulties they encountered, the French government rapidly declared a state of emergency and voted in a law giving the government special powers in Algeria, in fact granting the executive a free hand in matters concerning this territory.

At that time, France had already become a party to the Geneva Conventions, but refused to consider their application to the case of Algeria. However the French government granted the International Red Cross the right to inspect the detention conditions of prisoners held by the French military – without noticing the inherent contradiction in this semi-acknowledgement of the rights of their adversary. In reality, the majority of war crimes escaped all oversight. Furthermore, some war crimes were even authorized by official decrees, as was the case with summary executions.

From the start of military operations in Algeria, the Secretary of State and the Secretary of Defense issued guidelines regarding “the attitude to adopt vis-à-vis the rebels in Algeria” advocating a “more brutal, swifter, and more complete” military response, and asking “each soldier to use his imagination to apply the most appropriate means compatible with their soldier’s conscience.” Certain specific rules were spelled out to the soldiers, such as: “All rebels making use of a weapon or seen with a weapon in hand or in the process of committing acts of violence will be shot on the spot,” and more importantly: “One must open fire on all suspects that attempt to escape.” As a result of these orders, summary executions were legitimized a priori: the military units only had to declare the victims of these assassination “runaways” or “suspects attempting to escape” in order to receive immunity under this far-reaching authorization.

Crimes of war thus found an ideal breeding ground in the way in which the enemies of French troops were labeled: “outlaws,” “rebels,” or simply “suspects”. In contrast to armed enemies, the “suspects” were a vast group with no clear definition or boundaries. From a legal standpoint, Algerians should have been covered by the fourth Geneva Convention, which deals with the protection of civilians who have fallen into the hands of the enemy, regulates internment, and prohibits the taking of hostages and deportation. But since France refused to recognize the legitimacy of the application of this convention, international humanitarian law remained outside the border of Algeria.

In addition to the impotence of international law, national law was also distorted by the realities of the war. Although national law could have been applied to certain crimes of war committed by the French forces, instead, the national justice system became a part of a regime that allowed illegal activities to take place in Algeria from 1955 to 1962, under cover of “exceptional circumstances.”

Taking advantage of the extra-legal regime that was put in place in Algeria, the principle of collective responsibility was applied beginning in May 1955, through the use of a colonial law that France had renounced at the end of World War II. In the case of “terrorist acts,” responsibility was attributed to the nearest village. The application of this principle was left to the determination of the military and civilian authorities and could thus be translated into a simple fine or the performance of some routine labour, or else it could also become the pretext for destruction of houses and villages, the taking of hostages, and executions.

The application of the principle of collective responsibility was testimony to the particular sense of danger felt by the French military leaders as well as political officials who realized that the enemy was intermingled with or protected by the population. Indeed, Algerian civilians were the target of pressure from the nationalists, who relied on civilians for food, shelter, and financial support. Little by little, the general population became involved in the struggle for independence. Convinced of its collaboration, the French developed information-gathering systems and made intelligence work the priority of every soldier. The continual search for information and this war carried out among the population that could easily be transformed into a war against the population, became a seedbed of torture.

The French armed forces deliberately inflicted pain on individual detainees on a massive scale. The victims were sometimes Algerian combatants, but more often they were civilians suspected of providing rebels with food, lodging, or trying to politically organize the Algerian population. As the war escalated from 1959-1960, Algerian women as well as men were the victims of targeted violence. The torturers systematically began by stripping their victim, then would torture the victim using five techniques: beating, hanging the victim by their feet or hands, submerging their head in water, applying electrical shocks to the victim’s body, and rape.

The French troops also committed rape outside the context of torture. Contrary to the other crimes of war mentioned above, rape seemed to be more subject to disciplinary action. Rape was in fact much more difficult to justify as being a necessary part of the war effort. But rape was also seen as banal and soldiers were not particularly concerned for the fate of Algerian women, at a time when the representation of Algerians along with the social perception of rape promoted insensitivity to the violence, a fortiori to the crime.

The cease-fire signed in March 1962 was accompanied by a reciprocal amnesty agreed between the two parties. Following the cease-fire, crimes of war became referred to as “acts committed in the context of operations designed to maintain order in response to the Algerian insurrection” and were balanced with “acts relating to the participation in the insurrection and aid to the FLN.” While the acts committed by participants in the insurrection and the FLN were brought to trial, resulting in the execution of close to 200 men under the death penalty, the crimes committed by the French soldiers were covered by amnesty even before being detailed, let alone judged.

By Raphaelle Branche

This article was first published in the French edition. It was translated into English by Virginie Ladisch.

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Lettre ouverte à Lakhdar Brahim

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Par Lila Lefevre
 
Cher Monsieur Brahimi,
 
Vous, le sage des sages, le spécialiste de la prévention des conflits, dites- moi je vous conjure,  pourquoi après une si longue carrière,  brillante et quasi irréprochable, après un…silence qui en disait long, vous acceptez aujourd’hui, même réticent,  ce job ingrat qui est celui d’aller solutionner un conflit pour mettre fin au bain de sang en Syrie? Me permettrais-je d’être l’avocate du pauvre pour vous dire que votre mission est perdue d’avance car il ne s’agit pas de conflit en Syrie monsieur Brahimi mais de REVOLUTION, il ne s’agit pas de tenter d’aider à faire la paix entre deux belligérants, mais il s’agit d’un peuple qui est entrain de payer un lourd tribut pour arracher sa liberté, sa dignité, ses droits élémentaires confisqués par un néo-dictateur, le fils Al ASSAD. Qu’allez – vous dire au peuple syrien ? Que vous êtes capable de faire partir Bashar et ses nervis?  Que vous allez d’un revers de main effacer l’ardoise d’un  criminel de guerre ? Si c’est le cas monsieur Brahimi, balayez donc devant votre porte d’abord et dites à votre ami BOUTEFLIKA de dégager avec sa Smala !
 
Car qui mieux que vous, sait, que tôt ou tard, le peuple algérien fera aussi sa révolution et nul ne peut prédire la forme que prendra son combat. Une autre énigme qui fait tâche dans votre parcours : Quand la guerre civile qui a duré une décennie dans votre pays, vous n’avez pas levé le petit doigt ! Dès que vous avez compris que ça sentait le vinaigre, neuf mois à peine après votre nomination à la tête du ministère des affaires étrangères, vous avez pris femme et enfants pour vous mettre à l’abri en France avant de rejoindre vos amis du golfe persique à Dubaï.
 
 A 79 ans, TAB JENANEK, vous n’avez sans doute rien à perdre, votre avenir est derrière vous mais  celui des syriens est devant eux et celui de votre peuple aussi. Et enfin, si j’étais vous, quand j’arriverais aux frontières jordano-syriennes dans un 4×4 blindé, je ferais signe de la main aux bodyguards et au chauffeur pour leur signifier que c’est plutôt vers les frontières israélo-jordaniennes qu’ils devront  vous conduire car c’est là-bas qu’il y a un véritable conflit qui perdure depuis 60 ans, là aussi, monsieur Brahimi, bizarrement, vous n’avez jamais voulu mouiller votre chemise même en 2008 quand des tapis de bombes israéliennes exterminaient  les  palestiniens à Gaza aux vus et aux sus du monde entier.   L.L.

Eclairons le débat.

Comments Off

 

 

Ma présente  courte note  se veut pédagogique et originale, à la portée du citoyen lambda, veut apporter modeste contribution, éclairage et intelligibilité au débat sur l’Algérie. L’Algérie ne peut plus continuer comme çà.

« Nous n’avons aucune industrie d’armement, notre mission a toujours consisté à préférer et acheter de la ferraille à la Russie.»

Khaled Nezzar, allocution du 24 juillet 2012 à El Chourok TV.

L’Algérie gouvernée et cannibalisée par la Bourgeoisie compradore d’Etat.

Préambule

Même le plus illustre représentant de la bourgeoisie compradore d’Etat ,l’ex officier de l’armée française Khaled Nezzar, le reconnait, suite à des tirades verbales en cascade, de mea culpa, à la télé du journal ech chourouk, que l’industrialisation du pays ne faisait pas partie de leurs préoccupations et qu’ils lui préféraient la ferraille. Grave, très grave, dans un Etat patriotique et démocratique qui se respecte, cette atonie à l’industrialisation relève de la cour martiale.

A la mort de Houari Boumediene, la bourgeoisie compradore d’Etat liée à la France, a pris le pouvoir en Algérie, s’est attelée de façon assidue à détruire tout ce qui a été construit. A vaste échelle tous nos tissus vitaux, économiques, sociaux, politiques, agricoles, éducatifs, industriels seront touchés, défibrilisés et vidés de leur véritable contenu. Même notre dernier carré ne fut pas épargné, celui de nos valeurs, qui seront affectées à leurs tours : nos esprits, nos pensées, notre doctrine intellectuelle arabo-musulmane imbibée des valeurs de la modernité. De cette doctrine, la bourgeoisie compradore d’Etat au pouvoir alliée à l’impérialisme veut l’abattre. Quand les valeurs se perdent l’argent devient roi et son corollaire la corruption gangrénera tout le tissu social. L’impérialisme avec ses chaînes satellitaires, ses media mensonges, ces milliers de sites internet, déforme, dévalorise, sous-estime, insulte nos valeurs et nos croyances. Au point de pousser, nous les musulmans à sous-estimer les termes de nos valeurs ancestrales pourtant articulées à ceux de la modernité. La bourgeoisie compradore d’Etat alliée de l’impérialisme a appauvri matériellement le peuple algérien, le cantonne dans l’économie de la pauvreté (lire les travaux du prix Nobel d’économie Galbraith sur le sujet) pour devenir plus pauvre, l’économie informelle (trabendisme) pour devenir maffieux (au sujet de l’économie informelle lire les remarquables travaux du prix Nobel d’économie, Amartya Sen) et servir les forces occultes, pour que ce peuple reste tout le temps à courir après l’argent pour se nourrir et se loger. L’usage de la drogue et la pratique de la prostitution ont eu un effet dévastateur d’aliénation chez nos jeunes, ces maux servent la bourgeoisie compradore d’Etat. Ils veulent briser nos valeurs que sont El ijtihad, jihad elakbar (ou Jihad en-nafs), la solidarité entre nous, Nya (intraduisible), El Hikhlas, Es-Sadq(véridicité), la rectitude, la justice, la foi, le respect du contrat, du dépôt (El Amana), de la parole donnée, la bonne éducation, la sagesse, la paix, la sérénité, l’honneur, l’humilité, le pardon, le respect de soi et de son prochain, l’honnêteté, la dignité, la piété, la générosité…d’où la nécessité de penser à une nouvelle résistance intellectuelle et culturelle même si Dieu nous a doté d’un véritable cordon sanitaire pérenne qui reste notre dernier rempart: l’Islam. Cette vaste entreprise de destruction et de déconstruction mentale et intellectuelle, n’a pas d’équivalent nulle part dans le monde, toutes choses égales par ailleurs. Même si on a livré l’Algérie à l’ennemi sioniste et au colonel Schoen, ils auraient étaient incapable d’opérer et de faire aboutir, cette gigantesque entreprise de destruction de l’Algérie. L’œuvre de la bourgeoisie compradore d’Etat.

Abstract : L’idéologie ambiante essaye de nous faire avaler une couleuvre. Elle parle de « la »bourgeoisie comme d’une classe sociale unique sans nuance et c’est la raison pour laquelle le système algérien veut à tout prix dévaloriser l’étude, l’apprentissage et un partage de connaissance commun aux populations telles que les sciences sociales (qui élucident la genèse des phénomènes de société et rendent compte des dérives politico-sociales), la philosophie(qui nous donne les outils conceptuels et l’abstraction nécessaires pour penser le monde), les mathématiques (dont le niveau est horriblement bas, empêchent une bonne assimilation des Mathématiques qui structurent un esprit à vie et le dotent d’une implacable et infaillible logique-mathématico-déductive).

Souvenez-vous, dans les années 1990, la bourgeoisie compradore d’Etat a appliqué et s’est inspirée du programme Lacoste de 1956, « briser les cadres », résultat, la fine fleur de nos sociologues, nos psychiatres, nos ingénieurs, Boukhobza, Liabes, Aloula, Belkhenchir… lâchement assassinés, la liste est longue.

Pour une meilleure intelligibilité des réseaux de la corruption et pour pouvoir analyser les conflits avec l’impérialisme occidental, il est absolument important d’opérer une distinction entre deux secteurs différents et fondamentaux de cette bourgeoisie dans nos pays du tiers monde : La bourgeoisie compradore d’Etat et la bourgeoisie nationale ont certes en commun de pratiquer l’exploitation des travailleurs, mais leur position dans les relations internationales est très différente.

Eclairage, (Les répétitions sont volontaires)

Bourgeoisie Compradore d’Etat.

La bourgeoisie compradore d’Etat est une bourgeoisie parasite, qui ne produit rien dans le pays, cantonne le pays dans la dépendance alimentaire et l’empêche de s’industrialiser tout en continuant à s’enrichir en faisant des transactions de produits manufacturées avec les puissances étrangères. Sa mission éviter tout développement économique du pays. Elle sert d’agent, ou mieux de factotum de l’impérialisme, elle le sert comme facilitateur pour s’emparer des matières premières ou des productions au prix le plus bas (par ex : le bradage de notre ferraille avec la complaisance d’un pouvoir compradore), soit pour écouler les marchandises de l’ex colonisateur sur le marché local en éliminant les concurrents locaux (les semences, l’agriculture, le lait, les céréales, les textiles, l’armement, etc..).

Ces compradores d’Etat n’ont pas de vision pour développer leur pays : des énormes revenus (essentiellement des commissions sur les marchés commerciaux ou industriels publics, privés)  qu’ils tirent du pays, ils les réinvestissent à l’étranger, profitent de leur argent et vivent uniquement pour eux et leurs héritiers.

La bourgeoisie compradore d’Etat est l’alliée objective de l’impérialisme.

Sa mission première est de désindustrialiser et de pérenniser la dépendance alimentaire du pays à l’égard de l’étranger. L’exemple le plus illustratif est accablant (que je vis personnellement dans ma petite activité de vendeurs de semences) est notre totale dépendance en semences agricoles, allant du maraîchage aux céréales. (Rappelez-vous le rôle destructeur de l’ONAPSA)

Je vous rappelle l’impérialisme à 04 caractéristiques.

1-      Il veut exporter ses marchandises (le rôle de la France est prépondérant) qu’il fabrique dans son aire.

2-       Il veut exporter ses capitaux (Qatar, les pays du golfe, l’Arabie Saoudite, USA, France etc.) accumulés pour acheter tout notre pays (les banques, les assurances, les stations services, les cimenteries, les complexes pétrochimiques, la sidérurgie, notre flotte de transport marchand, nos compagnies d’aviation, nos télécommunications, nos câbleries, nos autoroutes, nos stations de dessalement…..bref tous nos bijoux de famille….)

3-       Il veut s’accaparer de nos ressources minières et énergétiques (c’est déjà fait).

4-       Il veut détruire nos valeurs, notre langue Arabe et notre doctrine Arabo-musulmane avec l’aide de l’ennemi intérieur, la bourgeoisie compradore d’Etat et Hezb França.

La mission du capitalisme-impérialisme est indémodable, sa finalité n’a pas changé d’un iota depuis 250 ans.

La bourgeoisie compradore d’Etat négocie l’exploitation et le bradage de nos gisements énergétiques avec les compagnies étrangères (Anadarko, Gaz de France, Suez etc..) en percevant des commissions.

La bourgeoisie compradore d’Etat au pouvoir fait son beurre grâce aux relations commerciales avec les puissances impérialistes. La bourgeoisie compradore d’Etat au pouvoir empêche le développement de l’Algérie en participant à l’exportation et la fuite des capitaux (Affaire Khalifa, Rabrab (Lynda Rabrab), Haddad, Iridjiouiden, Ait Adjoujou, Aichaibou, Bliquez, Betchine, tous les concessionnaires de voitures, La grande distribution Ardis (Reda Hamiani), le Concessionnaire caché de Toyota, 15% de notre crude oil stocké et commercialisé à Pusan en Corée du sud par le fils d’un haut responsable qui vient d’ouvrir un bureau à Paris, les alliances avec les Qataris et Saoudiens, etc.…).

La bourgeoisie compradore d’Etat sa seule hantise est de durer au pouvoir, cherche la stabilité même au prix du déshonneur, la Palestine ou la RASD. Pour négocier sa stabilité, la bourgeoisie compradore d’Etat offre des cadeaux-contrats au détriment de l’Algérie et donne à « manger » à tout le monde, aux français qui recolonisent l’Algérie, aux américains, aux Wahhabites…et ouvre même nos frontières aux produits israéliens…au détriment d’une véritable politique industrielle et de ré industrialisation du pays sans monopole (contre le monopole d’El Mouhtakir Rabrab) pour nous libérer du néo-colonialisme.

Les politiques d’industrialisations sont antinomiques et  se trouvent aux antipodes de la mission que confère l’impérialisme à son agent la bourgeoisie compradore d’Etat.

La bourgeoisie compradore d’Etat a entre les mains non seulement la rente économique mais aussi la rente politique du pays, refuse et barre la route à l’émergence d’une élite politique de qualité, progressiste librement élue. La bourgeoisie compradore d’Etat a de forte connexion avec la nébuleuse islamiste et encourage le néo-Salafisme et le Wahabbisme en Algérie qui pullulent dans l’impunité totale et la complaisance du pouvoir(abrités dans les ambassades de l’Arabie Saoudite et ceux du Golfe persique);

La bourgeoisie compradore d’Etat verrouille, domine et accapare avec boulimie tous les secteurs d’activités économiques du pays sans exclusive, pas un secteur ne lui échappe, elle est insatiable, Concessionnaires de voiture, Bellara, projets immobiliers, travaux publics, le sucre, l’huile, l’exportation du pétrole, l’armement, les semences, le lait, les céréales, le transport aérien, le transport maritime, le transport routier, l’exploitation minière et des carrière etc….La rente économique de la bourgeoisie compradore d’Etat est générée essentiellement par les importations massives de produits finis de tous azimuts financés exclusivement en devise par l’exportation de nos ressources énergétiques.

Vous comprenez pourquoi, depuis la mort de Houari Boumediene, la bourgeoisie compradore d’Etat empêche le développement de l’Algérie.

La bourgeoisie compradore d’Etat n’est ni industrieuse, ni agricole, elle veut gagner l’argent facilement. La bourgeoisie compradore d’Etat a introduit et a popularisé la mentalité compradore dont l’une de ses manifestations consiste (même pour le plus petit fonctionnaire qui détourne des fonds) à se remplir les poches et partir à l’étranger (El Hadda). La bourgeoisie compradore d’Etat par osmose sociale a introduit la culture du gain facile et a fait émousser toute ardeur au travail, l’amour de la chose bien faite et le sens du détail, de tout un peuple (par émulation et mimétisme). La bourgeoisie compradore d’Etat participe à un long crescendo jusqu’au paroxysme, à la destruction et la défibréllisation de l’Algérie à très court terme.

Bourgeoisie Nationale.

Par contre, la bourgeoisie nationale (représentée par 40.000 opérateurs industriels et agricoles anonymes) cherche à s’enrichir en vendant sa production locale industrielle ou agricole. Son intérêt est donc que les ressources du pays se développent, que le marché local se renforce et que le pays résiste aux importations des grandes puissances. Elle autorise le développement scientifique et technique, subsidie l’éducation et produit localement. Elle refuse ElHitikar, le monopole (Rabrab), car elle a intérêt à mener une révolution démocratique nationale contre le système Compradore- colonial-impérialiste actuel.

Elle veut s’occuper elle-même du droit d’exploiter les richesses du pays. La bourgeoisie nationale en Algérie est révolutionnaire, mais manque de capitaux pour développer une économie nationale indépendante. Notre bourgeoisie nationale n’a pas les moyens d’accumuler des capitaux nécessaires pour investir dans le développement des moyens de production, condition essentielle pour développer une économie indépendante. L’impérialisme et le capitalisme n’investiront jamais avec la bourgeoisie nationale (ils veulent que ce rapport de force profite à la bourgeoisie compradore d’Etat aisément achetable et corruptible au détriment du pays).

La bourgeoisie compradore d’Etat au pouvoir empêche la bourgeoisie nationale de se développer. Les puissances coloniales et impérialistes soutiennent toujours la bourgeoisie compradore d’Etat et la soutiennent pour qu’elle prenne le pouvoir. La bourgeoisie nationale n’a pas réussie à s’allier aux paysans et à notre moyenne paysannerie (Tragique erreur de Boumediene de l’avoir démantelée durant la révolution agraire) pour libérer le foncier agricole toujours entre les mains de la bourgeoisie compradore au pouvoir. La bourgeoisie compradore d’Etat veut accaparer les belles terres, les livrer à l’étranger et au nouveau monopole (Rabrab) qui les convoite. La bourgeoisie nationale est donc un allié possible –et même assez logique– pour une révolution populaire contre l’impérialisme. La bourgeoisie nationale doit créer une alliance avec la paysannerie et toutes les  autres classes dominées (Antonio Gramsci les appellent, « classes subalternes » (et non les baltagias qui sont gérés et aux mains de la B.C.E), c.à.d. des groupes sociaux absents des histoires « officielles » mais susceptibles, lorsqu’ils entrent comme des volcans en activité, de bouleverser l’ordre social, politique et engendrent des révolutions).

Cette distinction-nuance entre les bourgeoisies compradore et nationale est fondamentale et importante dans une stratégie révolutionnaire dans nos pays du tiers monde. En effet, nous les progressistes (je n’aime pas le terme nationaliste), nous devront créer le plus large front possible pour s’affranchir des puissances coloniales, néocoloniales et impérialistes et rendre gorge à la bourgeoisie compradore qui domine politiquement et économiquement notre pays et permettre un développement autonome de celui-ci pour assurer une solidarité diachronique et synchronique avec les générations actuelles et futures.

Ils y a aussi deux autres types de bourgeoisie, la bourgeoisie financière (banques, assurances) et la bourgeoisie impérialiste (grandes entreprises internationales). J’ajouterai une autre forme de bourgeoisie conjoncturelle (à la portée d’une habile loi des finances), éphémère, sans fond civilisationnel, spécifique à l’Algérie, qui sert un projet politique chimérique dont a toujours rêvé le colonialisme (Un berbéristan de la cyrénaïque aux iles canaries). Cette nouvelle bourgeoisie créée ex-nihilo pense et croit menacer notre civilisation arabo-musulmane, elle a un caractère ethniciste et raciste (Ex : Rabrab, Iridjiouiden, Ait Ajdoudou etc.….), j’y reviendrai.

Ce qu’il faut comprendre, actuellement en Algérie, le pouvoir est entre les mains de la bourgeoisie compradore d’Etat.

Qui fait partie de la bourgeoisie compradore en Algérie ?

1-      Aigle Azur réalise 95% de son chiffre d’affaire en Algérie. C’est l’aberration totale dans ses manifestations les plus néocoloniales. Elle est domicilié et imposable à Paris. Tous ses pilotes sont français. Ses chefs de cabines aussi. l’intégralité du montant de sa billetterie est réexportée à Paris. Elle ne paye aucun impôt en Algérie. Elle a deux associés algériens et leurs familles Arezki Iridjiuoden et Ahmed Ouyahya l’actuel premier ministre. Aigle Azur est une aberration économique, elle pille le pays car elle est associé à un pan important et représentant de la bourgeoisie compradore au pouvoir : Ahmed Ouyahya.

2-      Rabrab, relativement à ses bénéfices, investit peu en Algérie, et s’il investit c’est pour barrer la route aux autres, sa démarche à un caractère ethniciste et raciste, au vu de la composition et des  origines du staff de ses 35 sociétés. Rebrab transfère tous ses capitaux à l’étranger (surfacturations des achats et sous facturations des ventes à l’étranger) ; résultat sa fille Lynda marié au fils Reda Malek, gère un fond d’investissements de 7 milliards d’euros entre Genève et Zurich, essentiellement des fonds exportés d’Algérie qui relèvent de la  fuite des capitaux.

3-      Haddad (ETRHB) a noué des relations solides et à rejoint le cénacle de la bourgeoisie compradore au pouvoir. Selon le service de la fiscalité des grandes entreprises (à Ben Aknoun), les frères Hadad exportent annuellement jusqu’à 350 millions de dollars à l’étranger, ce montant représente des bénéfices sur les marchés de travaux publics, selon mes sources et celles des autorités espagnoles, ses investissements cumulés dans l’immobilier en Espagne approchent le milliard d’Euros, vous réalisez sans peine que ce n’est que l’argent du pétrole algérien…

Merad Abdelhakim

L’audition d’un ministre algérien par l’assemblée nationale française

Comments Off

L’audition d’un ministre algérien par l’assemblée nationale française semble réveiller des réflexes que je trouve politiquement contreproductifs et idéologiquement détestables. C’est un déferlement de nationalisme dans sa forme la moins noble -qui s’appellerait, elle, le patriotisme.
L’Algérie n’a-t-elle pas souffert justement de ce nationalisme borné, incantatoire, à la limite du racisme, que ses dirigeants ont instrumentalisé sans vergogne depuis toujours ? Il faut croire que l’inventeur de ce nationalisme-là, Messali Hadj, règne toujours dans les têtes alors qu’il a fait lui-même la preuve que son nationalisme vociférateur et sectaire ne menait nulle part ailleurs qu’à la trahison. Ses héritiers idéologiques (la filiation PPA/FLN est revendiquée par eux) qui tiennent le pays et qui s’intitulent eux-mêmes la « FAMILLE REVOLUTIONNAIRE » (remarquez qu’ils nous laissent la liberté d’entendre le mot famille au sens sicilien du terme), ne peuvent pas aller ailleurs que là où l’ancêtre est allé. À ceux qui semblent découvrir ce double langage des dirigeants algériens -qui vouent aux gémonies l’ancienne « puissance coloniale » en public mais qui détiennent pour nombre d’entre eux la nationalité française, qui possèdent des biens et des comptes en banque garnis en France où leurs enfants étudient et où leurs femmes vont faire leurs emplettes-, rappelons ces faits simples : en juillet-août 1962, le général De Gaulle donna ordre d’ouvrir le barrage électrifié pour laisser entrer l’armée des frontières. À ceux qui lui lui reprochaient d’offrir la voie royale du pouvoir à Benbella et de condamner Benkhedda, De Gaulle a répondu : « Cet homme-là ne nous veut pas de mal. » À l’inverse, De Gaulle détestait Ferhat Abbas qu’il n’aurait voulu pour rien au monde voir à la tête de l’Algérie indépendante. Entre un déclassé inculte et avide de revanche sociale et un bourgeois raffiné, rompu aux joutes politiques et connaissant comme sa poche les arcanes du pouvoir français, le choix du général était bien pesé même s’il semble paradoxal : quand son bréviaire nationaliste ne lui sera plus d’aucun secours, semblait-il dire, le gueux viendra nous manger dans la main parce que son complexe vis-à-vis de nous lui bouche toute perspective autre. Alors que l’autre, le politique confirmé à la culture vaste et ouverte, nous tiendra la dragée haute car il n’a aucun complexe à notre égard et saura toujours regarder ailleurs.
C’est cela le paradigme des « gardiens de chèvres portant une arme » dans leur rapport à la France. Boumédiène lui-même, le nationaliste soi-disant sourcilleux, celui qui dénonçait le Hizb França, avait adressé son dernier message à Giscard d’Estaing -ce nom d’emprunt comme disait De Gaulle : c’était quelques jours avant sa mort, alors qu’il revenait d’Urss.
Nous n’avons pas à réagir par l’hystérie devant la servilité des tenants du pouvoir, et encore moins en prenant à notre compte leur nationalisme de pacotille. Vis-à-vis de la France, nous n’avons aucun complexe à nous faire à partir du moment où nous admettons que nous avons avec elle des rapports très forts que l’Histoire a voulus : nous nous sommes montrés dignes de vivre en hommes libres en payant le prix fort et il n’est pas dans notre conception de l’honneur de marchander le prix du sang et des morts. (Laissons cela à d’autres qui savent faire fructifier la culpabilisation pour la convertir en espèces sonnantes et trébuchantes). Plus de cinq millions d’algériens vivent en France ; beaucoup y sont nés ; beaucoup y ont pris pour femmes des autochtones (E. Todd dit que le taux de couples mixtes algérien/français est le plus élevé toutes communautés étrangères confondues). Bref, il ya le sang versé -c’est le passé- mais il y a aussi le sang mêlé -c’est l’avenir. Alors, n’insultons pas l’avenir, de grâce, et cessons de vouloir une chose et son contraire : dans le débat plusieurs interventions dénoncent le pouvoir « mafieux » tout en demandant à l’armée d’intervenir ! Mais qui donc est au pouvoir ?

Sid-Ahmed Ouadah

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